Charles Nodier, Manet, le chat et les femmes
Les Infernaliana de Charles Nodier sont une curiosité de l’histoire littéraire. Dans ce recueil écrit par le précurseur du romantisme noir et constitué de petits contes, d’anecdotes et de petites nouvelles horrifiques peuplés de fantômes, de spectres et de vampires revanchards, un texte, très court, a retenu mon attention et m’a malgré moi mené vers … Lire la suite
James Ensor par Émile Verhaeren
James Ensor est un de mes peintres préférés. J’ai un goût pour le grotesque, pour toutes les figures qui peuplent ses tableaux en des foules débordantes, pour tous ces Pierrot et pour tous ces masques, pour l’ironie de sa peinture, le désespoir comique – une esthétique mixte, les mélanges. Parallèlement, Émile Verhaeren est aussi un … Lire la suite
Burg-Jargal, de Victor Hugo – Premier essai de monstre
Burg-Jargal est un roman de Victor Hugo peu connu (ou plutôt, moins bien connu) du grand public, pour qui Hugo reste avant tout l’auteur des Misérables ou de Notre-Dame de Paris. À cette méconnaissance, il y a plusieurs raisons : tout d’abord, Burg-Jargal est le premier roman de l’auteur, un texte de jeunesse donc, écrit … Lire la suite
L’Étourdi de Molière – Une farce réjouissante
Aujourd’hui je vais vous parler d’un tout jeune auteur inconnu, que peu de gens connaissent : il s’appelle Molière. Blague à part, j’ai lu récemment une pièce de Molière que je n’avais jamais lue et que, je pense, peu de gens ont lue, que ce soit lors des études ou même personnellement. L’Étourdi n’est pas … Lire la suite
Éclats tirés d’Esther, de Racine
Ce qu’il y a de pratique avec les liseuses électroniques, c’est qu’on peut y relire gratuitement les classiques qu’on avait oubliés. J’ai une propension assez incroyable à oublier les pièces classiques que j’ai lues, que ce soit au lycée ou plus tard dans mes études. J’ai beau avoir relu je ne sais combien de fois … Lire la suite
La Comédie de la mort, de Théophile Gautier – La vie et l’âme
Nous n’avons plus, à notre époque, le même rapport à la mort qui fut celui des époques passées. Quand on songe aux différences entre lesdites époques, on pense tout de suite au fossé énorme qu’il peut y avoir entre le vingtième siècle et le Moyen Âge, par exemple. Mais le dix neuvième siècle avait aussi … Lire la suite
De la mode, de Théophile Gautier – Frous-Frous et crinolines
Lire sur une liseuse électronique peut vous procurer certains plaisirs de découverte, comme lire, par exemple, les courts textes oubliés de nos grands écrivains, voire lire de grands petits écrivains, ou des petits écrivains oubliés, et parfois peut-être de grands livres faits par de petits écrivains, ou bien même… (divagation coupée). Ainsi, on peut trouver sur … Lire la suite
Traité du Narcisse, d’André Gide – Le paradis perdu de la forme
À l’heure où Gallimard réédite en Folio des extraits du Journal de Gide, il est bon d’évoquer ce Traité du Narcisse, court texte écrit en 1891, qui constitue une méditation sur la nature de la poésie et de l’écriture. Cet essai est caractéristique d’une première période de Gide, période où il fréquente assidûment les héritiers ou … Lire la suite
Promenades et souvenirs, de Gérard de Nerval
Lire les souvenirs et les promenades de Gérard de Nerval, pour un lecteur d’aujourd’hui, comme lire les descriptions de toute vie quotidienne passée, le met en situation d’apprécier, avec une certaine émotion, quelques photographies des époques révolues. On le sait, se loger à Paris est devenu la plus insupportable des aventures, le chemin de croix … Lire la suite
Pour Balzac – Divagations théoriques sans fondements
Pour Balzac (divagations de critique littéraire sans aucun fondement sérieux) (et peut-être aucune pertinence) La vie d’un lecteur revient en grande partie à se défaire du bruit qui entoure les oeuvres. Les grandes oeuvres, les classiques, comme l’a dit Italo Calvino, ont pour caractéristique (c’est un des éléments qui les signent en tant que classiques) … Lire la suite






