Solène, de François Dominique – Expérience de la catastrophe
Une fois n’est pas coutume, cet article commencera par une affirmation totalement subjective, là où le critique (si tant est que je puisse m’octroyer ce nom) est traditionnellement censé s’effacer. Pour une fois, je n’ai pas envie de m’effacer pour dire que j’aimerais que tout le monde lise Solène, de François Dominique. Solène est un … Lire la suite
Panthéon littéraire personnel du vingtième siècle (5)
J’aurais pu mettre n’importe quel livre de Faulkner, de Absalon Absalon à Lumières d’août, mais j’ai curieusement choisi une nouvelle, une simple et toute petite nouvelle, Une Rose pour Emily. Je n’ai pas plus de choses à dire dessus : c’est la perfection absolue de la nouvelle pour moi. Tout y est savamment calculé, construit, … Lire la suite
De la mode, de Théophile Gautier – Frous-Frous et crinolines
Lire sur une liseuse électronique peut vous procurer certains plaisirs de découverte, comme lire, par exemple, les courts textes oubliés de nos grands écrivains, voire lire de grands petits écrivains, ou des petits écrivains oubliés, et parfois peut-être de grands livres faits par de petits écrivains, ou bien même… (divagation coupée). Ainsi, on peut trouver sur … Lire la suite
Panthéon littéraire personnel du vingtième siècle (4)
Cortázar est sûrement l’un des auteurs qui mettent le plus en avant cette composante fondamentale du fantastique, à savoir l’élément anormal qui prend place dans la réalité la plus triviale, quotidienne. J’ai choisi Bestiario (Bestiaire dans la traduction L’Imaginaire Gallimard), mais j’aurais pu, à propos de ses nouvelles, choisir n’importe quel autre recueil tant sa … Lire la suite
Théorie du Narcisse, d’André Gide – Le paradis perdu de la forme
À l’heure où Gallimard réédite en Folio des extraits du Journal de Gide, il est bon d’évoquer ce Traité du Narcisse, court texte écrit en 1891, qui constitue une méditation sur la nature de la poésie et de l’écriture. Cet essai est caractéristique d’une première période de Gide, période où il fréquente assidûment les héritiers ou … Lire la suite
Claustria, de Régis Jauffret – La caverne
En s’inspirant de l’affaire Fritzl, Régis Jauffret se détache de la simple relation d’un fait divers pour livrer un récit puissant doublé d’une réflexion troublante sur la liberté. On aura vu nombre de journaux et d’articles ressortir l’immémorial marronnier des rapports entre les écrivains et le réel, des rapports entre la fiction et la réalité, ou … Lire la suite
The Tattooed Girl, by Joyce Carol Oates – Tale of a witch
It is often said about Joyce Carol Oates that she is a “prolific” writer. The main part of the reviews dedicated to her works begins with some considerations about the author, more or less characterized as a graphomaniac : there must be a reason to the ardor that Joyce Carol Oates demonstrates by publishing several … Lire la suite
Quelques idioties signées Yann Moix – à propos des liseuses électroniques
Quelques idioties signées Yann Moix (à propos de la lecture numérique) Les gens cultivés qui veulent avoir raison sont toujours très agaçants. Quand ils pensent quelque chose, ils convoquent un vocabulaire, des références, tout un appareil qui, s’il n’assure pas d’une véritable pensée, d’un véritable raisonnement, peut du moins y faire croire. Que Yann Moix … Lire la suite
Promenades et souvenirs, de Gérard de Nerval
Lire les souvenirs et les promenades de Gérard de Nerval, pour un lecteur d’aujourd’hui, comme lire les descriptions de toute vie quotidienne passée, le met en situation d’apprécier, avec une certaine émotion, quelques photographies des époques révolues. On le sait, se loger à Paris est devenu la plus insupportable des aventures, le chemin de croix … Lire la suite
Fou trop poli, de Eugène Savitzkaya – Mémoire hermétique
Dans son dernier ouvrage paru en 2005, Eugène Savitzkaya entreprend de raconter une vie, peut-être la sienne, sûrement la sienne, dans un texte hétérogène, hermétique, mystérieux, et qui ne se livre pas facilement. Il est difficile pour moi de critiquer cet ouvrage, pour plusieurs raisons : bien que j’en reconnaisse, par moments, l’acuité pénétrante et le … Lire la suite







